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Accueil Date de création : 07/09/07 Dernière mise à jour : 20/12/09 21:07 / 106 articles publiés
 

Hôtesse en crise  posté le dimanche 20 décembre 2009 21:07

Mauvaise passe, je sais, ça arrive à tout le monde, mais lorsque cela vous tombe sur le coin de la gueule, il est parfois difficile de voir le positif dans le négatif.

Hé oui, je me suis mise dedans financiérement, et résultat des courses, la solution la plus adéquate serait que je quitte mon apartement que j'aime tant.

Je ne peux que me blâmer, je ne sais pas sut bien gérer la fin d'année, et mes finances sont au plus mal. Bien sur, pas la peine de compter sur ma boîte pour m'aider et donc je ne peux que compter sur mes proches.

Heureusement pour moi, j'ai encore des solutions, et j'ai trouvé de l'aide auprès de ma famille et de mes amis. 

Je vous passe les détails sur ce que ma proprio me dit quand à mon retard de loyer (juste ce mois ci, je sais, ça ne devrait pas être dramatique en soi ) mais du coup, je me dis que retourner chez ma mère sera la solution.

J'y perd un peu de mon indépendance, et de ma liberté de mouvement, mais j'ai la chance d'avoir ma mère pour m'héberger, un toit au dessus de ma tête, ce qui n'est pas rien par les temps qui courent.

Donc oui pour un temps, je devrai faire avec, et m'ajuster... Ah parce que, bonne nouvelle dans tout cela, je me suis trouvée un amoureux, et qui a l'air accroché qui plus est ! Donc vous comprendrez que ne plus avoir de chez moi et moins d'intimité n'est pas la panacée...

Mais on tient l'un à l'autre, et on y arrivera, je ne peux que rester un peu optimiste à ce sujet là, et vogue la galère, si c'est trop dur, hé bien... Mais qui vivra verra.

Moi qui voulais apporter du changement à ma vie en 2010, c'est gagné... Je m'en mord un peu les doigts, et être cigale plus que fourmi, c'est pénible. Je me dis que c'est reculer pour mieux avancer, et j'ai bien survécu à ma rupture, je peux bien survivre à une mauvaise passe financière, et je saurai tirer les leçons de mes erreurs, aussi couteux cela soit il.

Alors imaginez bien que je m'en carre un peu en ce moment des problèmes futiles du boulot, les taxis en retard, les paquets perdus, les gens qui déchargent leur stress sur nous, le froid à l'accueil... Bon je suis quand même bien contente de l'avoir ce job, mais il ne suffit plus, il va falloir allez de l'avant ! Let's moving forward !

La loose ? Ouais... Mais j'espère, et je ferai tout pour m'en remettre... Dure fin d'année... Mais j'avance malgré tout !

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Impitoyable  posté le lundi 07 décembre 2009 22:12

Hôtesse d'accueil... Un emploi qui semble simple, relax, et qui demande peu d'aptitudes... Mon oeil oui !

Au fil du temps, je me rend bien compte de la difficulté de ce métier, et surtout de ce que j'attend des autres, et surtout des personnes qui travaillent avec moi. J'ai dernièrement parlé des nombreux changements qui ont eu lieu à l'accueil...

Hé bien, ce n'était pas fameux du tout ! Je me suis retrouvée avec une jeune poulette de 21 ans, totalement écervelée, ma pire crainte... De bonne volonté mais ce fut là la seule qualité que j'ai bien put lui trouver...

comment vous décrire et vous faire comprendre au mieux ce qui fut pour moi deux semaines d'enfer... Enfin j'exagère, enfer, c'est un peu grandiloquent, mais disons que c'était plutôt épique... Décrivons le phénomène que j'ai pu observer ces derniers temps :

Jeune, un peu gourde, image même de la jeune fille qui s'intéresse peu à ce qui se passe dans les vrais livres mais a la capacité de discourir pendant plus de trois minutes sur les frasques de Pete Doherty, n'ayant pas le sens de ce qu'est l'argent : acheter un sac à 400 euros ? Ouais pourquoi pas ! Youhou c'est la fête du slip ! Un peu vulgaire, niveau de langue pas possible, incapable d'aligner plus de deux mots en anglais (je précise que la moitié de nos clients parlent anglais ?) ... 

Bien sur pipelette comme pas deux, elle m'a raconté très rapidement sa vie, m'expliquant qu'elle venait d'emmènager avec son petit ami, bien sur jaloux, bien sur lui interdissant de sortir (pourquoi on me raconte ça à moi ?), et que venant de quitter le giron maternel, chez qui elle bénéficiait de tout le confort moderne, elle ne pouvait s'imaginer ne pas avoir la même chose dans son nouvel intérieur ! (syndrome du " je veux tout tout de suite sinon je me roule par terre ! ").

Voilà donc notre jeune fille, venant de se lancer dans la vie active, doté d'un petit ami jaloux comme un pou (et moche comme un pou), s'activant telle une petite fourmi laborieuse à la recherche du parfait canapé (de mauvais goût), qui pourrait aller dans son living (froid parce que, chez Maman, il faisait toujours 25°), passant des heures entières l'oreille collée au combiné pour narrer ses incroyables aventures à travers les diverses enseignes d'ameublement, bien sur, oh oui bien sur au détriment du standard, et laissant en plan tout les appels, parce que ben oui, je suis là moi donc, ben je peux bien le faire, c'est mon job après tout !

Bon, je suis injuste elle est un peu jeune, et un peu dinde. Voir beaucoup dinde. Et avoir la vice présidente en ligne, et vous demandant s'il est possible d'apprendre à la nouvelle recrue le langage soutenu, c'est une peu l'angoisse. Disons, pour caricaturer, qu'elle faisait un peu poissonière (pardon à tout mes lecteurs poissonniers)... Enfin... Comment dire, sans vouloir passer pour une sale petite parisienne élitiste et snobinarde... Vous voyez la petite jeune fille à la boulangerie qui vous tend vos miches, en gloussant, et qui est tellement aimable, voir trop, que vous avez envie de la frapper avec une baguette tradition ?

La petite cocotte des romans de Zola quoi... Hé ben, voilà, c'est celle là dont je vous parle, celle qui parle un peu "caillera", tout en essayant de parler correct la france... Elle rêve de rideau, de fausse fourrure devant sa fausse cheminée en stuc, tout en pensant regarder un magazine culturelle lorsqu'elle regarde 100 % Mag (vous admettrez tout de même que ça ne vaut pas Envoyés Spécials !), adulte à peine sortie de l'enfance, à la caboche un peu creuse, mais pleine d'une forme de bon sens, et assez maline pour retomber sur ces pattes...

Donc, cette jeune fille, incapable de gérer les priorités, ne maîtrisant pas la langue anglaise, peu réactive, un peu trop jeune et considérant le standard comme un lieu récréatif où rien n'a de conséquences graves (oui bon en un sens...), bref, cette hôtesse pas si pro, je l'ai fait viré. Enfin j'ai demandé à ce qu'elle parte. Hé oui, je ne pouvais pas continuer à travailler avec une jeune fille, qui il faut bien le dire, était plutôt focalisée sur son nombril.

J'ai presque culpabilisé. Presque, et puis j'ai réalisé que j'avais le droit de travailler dans une ambiance correcte, avec des filles compétentes et pas bêtes et j'ai fait en sorte que cela change. Je deviens exigeante avec le temps, mais j'estime que j'ai le droit, non ? Pour la petite histoire, la jeune fille en question s'est fait virer trois fois en deux mois... Quand même ! Et celle ci n'a même pas l'intelligence de se remettre en question....

Alors oui, impitoyable mais j'exige du bien, du bon, de l'intelligence !


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J'ai le tournis !  posté le samedi 14 novembre 2009 18:12

Telles les feuilles d'automne, les hôtesses vont et viennent, tourbillonnent, avant de repartir vers d'autres horizons...

En un an, j'ai vu se succéder derrière mon comptoir, au moins trois hôtesses fixes et une bonne dizaine de volantes, spécialisées dans le remplacement temporaires, et je ne compte plus les innombrables fois où j'ai vu arriver une fraîche et jeune recrue, que j'ai dû former.

La valse des  hôtesses reprend, me laissant un peu amère, de voir partir des filles sympathiques, drôles, intelligentes, voir même cultivées et fines, pour me retrouver face à l'inconnu... Car qui, oui, qui prendra la relève, quelle sera la prochaine candidate ?

Non pas que je sois pleine d'a priori, non, mais j'ai vu quelques phénomènes, des écervelées, pour qui le Penjabi est le nom d'un pyjama indien, et d'autres dont les seules préoccupations étaient de trouver, et un médecin qui les arrêteraient au plus vite, et les photos de Vanessa Paradis et sa soeur, ou encore de trouver une robe à paillettes pour une soirée Bling Bling...

La valse des hôtesse reprend... Blonde, brune, petite, grande, ronde, mince, bavarde, silencieuse... La tête me tourne, je fatigue, trouvez moi celle qui restera, une fidèle, pas pressée de partir, de migrer vers là où l'herbe semble plus verte, car, d'abord, je m'habitue, je m'attache, et ça me fatigue de voir partir les filles les unes après les autres !

Peut être parce que j'ai moi même envie de partir, et pas encore trouvé le job qui colle vraiment à mes inspirations...

 

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Summer is over...  posté le lundi 14 septembre 2009 22:30

...Fini, le temps des flâneries le long du canal Saint Martin, des couchers de soleil qui embrasent la Seine, et rosissent la pierre blonde des grands boulevards parisiens, des notes de jazz qui s'échappent, impétueuses, des cafés, du lila au parfum entêtant, des cerises qui rendent les lèvre savoureuses, de la chaleur écrassante, fini le temps des bourdons veloutés virevoletant voluptueusement, le bleu du ciel vibrant de soleil, de la langueur qui s'empare des corps...

Il est fini le temps des jeunes filles en jupes courtes, de la bière blonde bu en terrasse, de la sueur qui perle le long du cou des jeunes hommes en débardeurs, évanouie la caresse du vent, emportée avec lui la promesse de longues nuits d'ivresse, la lumière filtrée par le ramage somptueux des marronniers, des enfants bruns d'avoir trop joués dans la poussière des parcs, inutile désormais, la quête du coin d'ombre salvateur, séché le jus des pêches qui laisse les doigts poisseux et sucrés...

Fini, enfin, le métro libéré de sa foule, les rues, offertes aux pas du promeneur nonchalant, le flot tarri des moteurs hurlants, disparue la longue enfilade de vitrines aux paupières grises, occultées par la ferraille de leurs rideaux, fini le lent battement de coeur, le souffle ralenti, de la Ville épuisée par la chaleur, abandonnée aux hordes de touristes avides de la parcourir, d'explorer ses entrailles...

Voilà le vent du nord, charriant dans son sillage, les lourds nuages gonflés de pluie, de retour, le gris enveloppant, qui alourdit les corps, enfume les esprits. Glissant le pavé, jonché de feuilles mortes, humide tapis, appel à la chute, et autres cascades périlleuses. Tourmentée, la coiffure des coquettes, victime des ondées, punie l'élégante, dont les talons vertigineux frémissent, grelottants sur le bitume patinoire.

Divins, les derniers rayons du couchant, qui transpercent le roux ramage, émouvant salut du soleil, aux rescapés des pluies et du vent. D'encre la nuit, nuit noire, nuit glacée, nuit qui fait aimer la tendre pâleur du jour tremblotant...Il est bon d'humer l'odeur du feu de bois, de la bûche qui crépite... Acide, le jus des clémentines qui coule dans la gorge, sucrées les courges ventrues, luisantes les pommes charnues, craquantes sous la dent, sensuelle la figue à la chair écarlate, telle une bouche offerte au baiser de son amant...

Courtes les journées, longues les écharpes, épais les bas, noirs les parapluies, cintrés les imperméables, rabattus les chapeaux, sur les visages gelés. Attirants les cafés et autres troquets, emplis en leurs ventres, des quidams pressés de se réchauffer le coeur à coup de vin chaud. Fumant le chocolat chaud, qui réveille les doigts engourdis, et brûle la langue.

Long le trajet en métro, le pépin dégoulinant collé entre les jambes, le journal ramollit, et la baguette, humide d'avoir trop flirté avec la pluie. Fataliste, le voyageur trempé jusqu'aux genoux, qui n'aura su éviter cette  traître flaque, qui lui donne ce regard mélancolique... Chant de la chaussure qui crisse, flic flac du jean détrempé, du pébroque que l'on secoue, du chien qui s'ébroue, du parapluie qui claque.

Adieu, donc, l'été, et ses promesses d'amour, et bonjour l'automne, et son cortège de réjouissances, que l'on oublie aisément, car aux promesses d'amour succèdent les étreintes, qui réchauffent le corps et embrument l'esprit...

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Dilettante...  posté le samedi 01 août 2009 15:34

Hum...

En effet, l'idée est de prendre du plaisir à écrire, publier, et ça me manque, il me faut juse trouver un peu le temps ( ok, j'ai le temps ), des idées ( j'en  ai aussi ), pour faire de ce blog un lieu de passage agréable....

Bref, bon ok, c'est mal, je le néglige, mais promis, je publierai un article plus long, plus consistant, plus jol bientôt !

En attendant, le soleil m'appelle, je vais aller lui rendre hommage !

 

 

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