Si je regarde un peu autour de moi, je constate que certains des mes congénères ont du mal à amorcer leurs histoires de manières sereines. Et établissent des stratégies martiales. Laisser penser que l'on s'en fiche, alors que pas du tout, ne pas ouvrir trop son coeur, voir l'entourer d'un champ de mines, aller jusqu'a mentir sur l'emploi du temps, pour ne passer laisser filtrer une quelconque information, permettant une infiltration de l'ennemi.
Cependant, à force de trop vouloir garder le contrôle, ne donne-t'on pas la sensation que, le fort est imprenable, et donc le terrain impraticable ? Lâcher du lest, tout en se protégeant, et laisser tomber la carapace... Bien difficile, je le concéde. Céder un peu de terrain à l'ennemi, si je puis l'appeler ainsi. Il me semble plus facile de céder au corps à corps, que de baisser les armes.
Le problème, est qu'avec le temps, si l'on s'endurcit un peu trop, il me semble d'autant plus difficile de se laisser amadouer. La pauvre paralyse, et finalement cache une plus grande fragilité que l'on ne veut le laisser paraître. Même si l'envie est là, parfois bien cachée, hisser le drapeau blanc demande de la force. Et surtout le courage de laisser peut-être encore son coeur sur le champ de bataille.
Alors la règle, je crois, est de ne pas toujours trop réfléchir, de foncer dans le tas, et de savoir garder dans un coin de sa tête, que l'on peut tomber encore. Mais le jeu en vaux la chandelle, et s'investire apporter de la joie, voir même du bonheur, et quelques prises de têtes (sinon c'est pas marrant hein).
Avancer ne veut pas dire oublier, il faut essayer de tirer des enseignements du passé, et quand même, s'ouvrir un peu à l'autre. Je ne dis pas se soumettre hein, non, juste mettre de l'eau dans son vin, et ne pas mettre le feu aux poudres pour rien...
Le jeu vaut parfois la chandelle, et comme dirait cette chère Pat Benatar, Love is a battlefield. On ne peut pas aimer sans y laisser des plumes, mais faisons en sorte de ne pas trop en laisser quand même. L'idée n'est pas de ressembler à un perroquet déplumé hein...








