Accueil Date de création : 07/09/07 Dernière mise à jour : 01/03/10 20:57 / 107 articles publiés
 

Deux mondes à part ?  posté le mardi 14 avril 2009 22:34

Force est de constater, qu'il existe autour de moi deux types de femmes. Les célibataires, et les autres.

Les autres ? Les mères, les femmes accomplies, qui ont donné la vie, apporté leurs contributions au repeuplement de notre monde dévasté.

Je vous entend déjà hurler, femmes de tout bords, de tout horizons,  que l'on reste femme avant tout, et que la vie d'executive woman n'est pas incompatible avec la vie de maman.

Cependant, vous ne pouvez pas nier, mères, qu'une fois passées de l'autre côté du miroir, les choses ne sont plus les mêmes.

Je me suis posée la question, comment réagir, sans pour autant être en mal d'enfants, lorsque tout le monde autour de vous se reproduit ? Comment gérer la vie en solo, et la pression de la société qui veut que vous vous posiez et ayez des enfants ? Etre mère, cela change la donne ? Au fond, oui.

Je fis ce constat en prenant l'apéro avec une amie, ancienne collègue, qui aimait partager avec moi les ragots, des verres de vin, et des histoires de cul/coeur foireuses.

Je voyais bien que je l'avais perdu, elle, enceinte jusqu'aux yeux, écoutant avec politesses mes petites histoires, alors que son esprit était ailleurs, perdu dans l'immensité glorieuse de la marternité à venir...

Pendant que je déblaterais sur mes rencontres hasardeuses, sur la fatigue générée par des gens usants, je la savais centrée sur son ventre, et heureuse de pouvoir en placer une, pour me parler de ses chevilles pas trop enflées, et du produit miracle qui empêche les vergétures de pousser.

Et de me dire, que, une fois devenue mère, la vie n'est plus la même, que ce sont des vétilles que les histoires foireuses, quand on a d'autres problèmes à régler, et des coliques à gérer.

Je ne dis pas que, devenir mère, c'est un sacerdoce. Encore que... Mais, et vous ne pourrez pas me dire le contraire, il est d'autant plus difficile de vous dissocier de vos enfants, parce que, au fond, la vie, ce n'est plus les sorties, les fringues à avoir, la carrière ( je vous entend me huer ), mais la Vie avec un grand V, vos petits, la chair de votre chair...

Et pendant que je mène la vie dissolue d'une femme seule à Paris, libre de mes mouvements, sans engagements aucuns, pas de couches à changer, de goûter à préparer, de lacets à faire, de nez à moucher, vous vous attelez à la tâche, braves, solides (enfin pas tout les jours), et moi je vogue, tel l'albatros, libre dans l'azur, libre d'aller me faire cuire un oeuf, parce que, je n'ai que ça dans mon frigo.

Je suis peut-être un peu injuste, il est vrai qu'avoir des enfants n'entrave pas la liberté, elle la freine peut-être un peu, mais on peut mener de front une carrière, une vie de Femme, rester séduisante, ouverte au monde...

Je dis juste que les premières années, mes amies du sexe dit faible, on peut être un peu plus de mal à tout concilier, on s'oublie parfois, on se laisser aller, et voir même, on se sent prête à embrasser une carrière de femme au foyer.

Et quoi de mal à ça au fond ? Je ne vous jetterais pas la pierre, j'ai adoré avoir ma maman pour moi, lorsque je rentrais de l'école, ou encore de manger les petits plats mitonnés avec amour, le midi...

Mais je me dois bien de défendre mon bout de gras, moi célibataire, pas loin d'être endurcie, n'ayant pas même à l'horizon, un espoir de nidification, et me devant donc, de vous mettre en avant, ce que j'ai pour moi... Et ne pas céder à la panique, face à la pression extérieure.

Mon égoïsme donc, ma soif inextinguible des soirées sans fins, les balades dans les parcs, sans être chargée comme une mule (vous savez bien, sac à couches-poussettes-maris), les cinémas d'auteurs, les sushis, les week-end n'importe où... La liberté, ou ce que je l'entend être, pour l'instant.

Enfin, je dis ça, mais moi aussi j'y viendrais, au ventre gonflé, aux remontées acides, aux constipations, aux bobos sur les genoux, parce que au fond, même si pour le moment, je me sens d'un autre monde, et que, la carrière de "succes woman", je m'en fout, moi aussi j'y arriverais, au monde de la maternité...

Du moins, je l'espère, et déjà, c'est un bon pas, je commence à assumer d'avoir envie, un jour, finalement, d'être une mère parmi tant d'autres... Et femme avant tout !

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Tous les commentaires de l'article:
Deux mondes à part ?

  • domguyanais

    lun 25 mai 2009 01:05

    Au Bresil, être mère c est avant tout aimer...En France on dirait que c est faire chier avec toute ses responsabilites, ses cancans , ses exigences...
    Quel bonheur?
    DD.

  • Nath

    lun 27 avr 2009 00:12

    Magnifique. Tu ne te sens pas l'âme d'une maman, c'est pas grave, ne le deviens pas pour rentrer dans la norme. Ne regarde pas le regard des autres, c'est le regard des autres qui t'assassine, vis selon tes envies du moment. Chaque chose en son temps. Y en a qui ont besoin de bcp de temps, d'autres pas. Faire un enfant c'est surtout et avant tout un acte d'amour, le tout est de trouver la bonne personne à aimer, après on fait un fruit que l'on savoure.
    Et il y a aussi des femmes qui ne feront jms d'enfants par choix et elles l'assument. Moi je dis bravo. Il faut de tout pour faire un monde, le principal c'est de sentir bien dans nos choix.
    Paroles d'une maman hôtesse de l'air

  • Drin'O

    mar 21 avr 2009 21:51

    J'aime vos commentaires, aussi justes les uns les autres. Merci d'avoir réagi, c'est exactement ce que je souhaitais, pour avoir vos divers points de vue....Bref, intéressant, et chacun à sa façon, vrai... Merci quoi !!!

  • juju

    mar 21 avr 2009 15:28

    Honnetement, tant qu'ils sont petits, on ne pense qu'a ses gosses. On a envi de sortir mais ce n'est plus une priorité... même les fringues, les pompes et tout ce pour quoi on faisait des folies avant n'ont plus aucune espece d'importance...
    jusqu'au jour ou on se rend compte qu'on s'est perdu entre un bib et une couche culotte et que les hormones en bataille, ca commence à bien faire...
    Alors, on se reprend en main et en recommence à etre autre chose qu'une maters dolorosa!!!!
    Pour moi, je revis depuis quelques mois!!! Mais mes filles ont 9 et 7 ans!!!

  • david

    mer 15 avr 2009 18:12

    sans te connaître autrement que virtuellement, mais grâce à mon puissant sixième sens, il me semble que tu es déjà une femme avant tout, avec des cheveux, des oreilles et tout ça. Vouloir être comme les autres, je crois que nous le souhaitons tous, même si une autre part de nous cherche à nous distinguer et à pointer du doigt (que nous avons boudiné, ou non) tous ces gens "normaux"... Oui finalement nous sommes trés compliqués comme mammifères!
    concernant la maternité, je crois que le cap de la trentaine active toutes les hormones des filles pour les rendre complètement dingues! pareil pour nous autres, hommes superbement virils, le désir de se poser, de stabilité, me semble devenir plus fort à partir de là, ça doit être des impératifs biologiques, comme manger du Nutella pour vivre mieux ou nager dans du kiri liquide pour rester jeune...

    gros bisous! j'ai changé de blog mais j'ai gardé beaucoup de liens pour me tenir au courant des choses blogourtiennes!

  • Jess

    mer 15 avr 2009 08:30

    Chaque étape de la vie d'une femme est importante...

    Ainsi, le parcours idéal (à mes yeux) :
    - enfance insouciante ;
    - adolescence révoltée ;
    - vie d'étudiante libérée ;
    - début de la vie active, on profite de ses premiers sous ;
    - rencontre avec l'Homme, passion ;
    - reproduction humaine, accomplissement du couple, tout ça...

    Chaque étape doit être un choix, et en sauter une serait une grossière erreur ! Une femme qui n'a pas vécu sa vie d'étudiante et un peu salope et qui se retrouve casée et en cloque risque de ressentira cette situation comme une contrainte. De même, une jeune femme faisant la fête, gagnant plein d'argent et sortant tout le temps ne se sentira pas femme si, lorsqu'elle est prête à enfanter, ne trouve pas le papa, ou n'a pas les possibilités de nidifier correctement...

    Alors à chacune son rythme, à chacune ses choix, en espérant que les amitiés tiendront le choc lorsque deux copines auront un déroulement de vie décalé...



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