Telles les feuilles d'automne, les hôtesses vont et viennent, tourbillonnent, avant de repartir vers d'autres horizons...
En un an, j'ai vu se succéder derrière mon comptoir, au moins trois hôtesses fixes et une bonne dizaine de volantes, spécialisées dans le remplacement temporaires, et je ne compte plus les innombrables fois où j'ai vu arriver une fraîche et jeune recrue, que j'ai dû former.
La valse des hôtesses reprend, me laissant un peu amère, de voir partir des filles sympathiques, drôles, intelligentes, voir même cultivées et fines, pour me retrouver face à l'inconnu... Car qui, oui, qui prendra la relève, quelle sera la prochaine candidate ?
Non pas que je sois pleine d'a priori, non, mais j'ai vu quelques phénomènes, des écervelées, pour qui le Penjabi est le nom d'un pyjama indien, et d'autres dont les seules préoccupations étaient de trouver, et un médecin qui les arrêteraient au plus vite, et les photos de Vanessa Paradis et sa soeur, ou encore de trouver une robe à paillettes pour une soirée Bling Bling...
La valse des hôtesse reprend... Blonde, brune, petite, grande, ronde, mince, bavarde, silencieuse... La tête me tourne, je fatigue, trouvez moi celle qui restera, une fidèle, pas pressée de partir, de migrer vers là où l'herbe semble plus verte, car, d'abord, je m'habitue, je m'attache, et ça me fatigue de voir partir les filles les unes après les autres !
Peut être parce que j'ai moi même envie de partir, et pas encore trouvé le job qui colle vraiment à mes inspirations...





